MON ONCLE BENJAMIN

Claude TILLIER

Joseph HÉMARD

Editions ATHÊNA

Illustrations réhaussées de pochoir, bandeaux en-tête et culs-de-lampe de Joseph HÉMARD
Editions Athêna, 1950
Collection "ATHÊNA-LUXE"
In-8° - 250 pages
Dimensions : 150 x 190
Reliure demi-chagrin vert à coins
Dos à 4 nerfs et décors peints collés
Tête dorée
Couverture illustrée conservée
En partie non coupé
Exemplaire n°1577 sur vélin
Intérieur en très bon état
Bel exemplaire bien relié

Héritier actif des Lumières (et l’on verra à la lecture de la préface que Tillier le fut très tôt) l’auteur a prêté à son personnage certains de ses traits, une vigueur intellectuelle, des choix philosophiques, un sens du concret que caractérise un bel entrain jubilatoire. Truculent orateur, pédagogue populaire, moraliste averti, Benjamin possède au plus haut degré une qualité souvent commentée de nos jours mais fort rare à l’époque : il sait démystifier. C’est là que se rencontre sans doute le mieux la personnalité singulière de ce médecin de campagne, républicain absolu – nous dirions aujourd’hui progressiste – bon vivant mais aussi bon scientifique. 

« Quiconque n’a pas lu Mon oncle Benjamin, ne peut se dire de mes amis. » : Georges Brassens.

Joseph Hémard (Les Mureaux 1880 – Paris 1961) est un illustrateur français. fut en son temps appelé « Maître de la Fantaisie », mais aussi « Prince des Humoristes ».
Il participe à l’illustration de nombreuses revues (Péle-Mèle, le Rire, le Sourire, le Hérisson etc.…) Sa première œuvre notable en 1912 fut « Trente Tableaux d’histoire de France ».
Après quatre années (1914-1918) passées comme prisonnier de guerre au camp de Gustrow, en Allemagne, où il croqua les nombreux militaires de nationalités diverses qui y séjournaient, il publia à son retour une œuvre couronnée par l’Académie Française : « Chez les Fritz ».
Ensuite ce fut l’illustration de nombreux ouvrages ( courants ou de luxe pour bibliophiles) Monsieur de Pourceaugnac, le Malade Imaginaire, Jacques le Fataliste, Micromégas, Cyrano de Bergerac, etc… Sa rencontre avec l’éditeur René Kieffer produira des créations d’ouvrages illustrés au pochoir (Micromegas, L’Homme aux 40 écus…). Il illustre La Guerre des boutons chez l’éditeur Mornay. Il conçoit, dans les années 20, des décors et des costumes pour des revues et des opérettes, décore aussi des assiettes, des vitrines, illustre des brochures publicitaires, décore des restaurants ( le Bar de l’Exposition Coloniale) et, à la fin de sa vie, diverses crèches de la banlieue parisienne (DRANCY , Bondy etc…). Il a aussi écrit des pièces pour le Théâtre de Guignol créé par Charles Genty, et participe aux dessins animés de Lortac.
Il exposa ses dessins et tableaux à différents salons ( Humoristes, Indépendants, Imagerie, Salon d’Automne) et expositions aussi bien en France ( exposition coloniale, exposition Universelle de 1937) qu’en Australie ou aux USA. L’Etat et la ville de Paris se sont portés acquéreurs de plusieurs œuvres de celui qu’Anatole France appelait « le plus spirituel de nos artistes contemporains ».
Joseph Hémard a publié son autobiographie en 1928.

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