SALAMMBÔ

60,00

Gustave FLAUBERT

Almery LOBEL-RICHE

ROMBALDI

5 compositions de LOBEL-RICHE en taille-douce
Un frontispice en couleurs les autres en sépia
Editions Rombaldi, 1939
In-8° - 336 pages
Dimensions : 160 x 200
Exemplaire n°4496 sur vergé de Voiron
Reliure demi-chagrin bleu nuit à coins
Tête dorée
Couverture et dos conservés
Intérieur très bon

Fille d’Hamilcar et servante de la déesse Tanit, Salammbô donne son nom au roman, et il s’agit bien pour Flaubert de raconter l’amour brut qui l’attache à Mâtho, le chef des mercenaires employés par Carthage dans sa guerre contre les Romains ; le destin des deux héros est pris dans le tumulte de batailles et de cruautés auquel donne lieu, près de trois cents ans avant Jésus-Christ, la révolte des mercenaires au retour du combat. En 1856, Madame Bovary avait été un considérable événement littéraire. Six ans plus tard, le deuxième roman de Flaubert, très attendu, suscita pourtant des réactions contradictoires : beaucoup le jugèrent incompréhensible, lesté d’une érudition historique excessive, et finalement ennuyeux ; d’autres au contraire s’enthousiasmèrent pour son originalité profonde et sa puissance d’évocation. Ce que Salammbô pouvait alors offrir d’étrange ne s’est pas effacé, mais l’évidence, s’est imposée d’une beauté jusqu’alors inédite en littérature – la beauté d’une fable où la violence de l’Histoire se trouve somptueusement mise en scène.
« Je suis las des choses laides et des vilains milieux. Je vais pendant quelques années peut-être vivre dans un sujet splendide et loin du monde moderne, dont j’ai plein le dos. Ce que j’entreprends est insensé et n’aura aucun succès dans public. N’importe. Il faut écrire pour soi avant tout. C’est la seule chance de faire beau. » C’est ainsi que le 11 juillet 1858, Flaubert annonçait Salammbô à un de ses amis.
Almeric Riche dit Almery Lobel-Riche nait le 3 mai 1877 à Genève de parents français. Peintre, graveur, illustrateur, Lobel-Riche, décédé le 11 mai 1950 à Paris, est inhumé dans le Limousin, à Meymac (Corrèze).
Né d’une mère arlésienne et d’un père cévenol, Lobel-Riche passe son adolescence à Montpellier dans l’Hérault où il entre, âgé de seize ans, à l’École des Beaux-arts. L’illustration d’un traité d’anatomie par un médecin lui facilite l’accès à la Faculté de Médecine l’acquisition d’une profonde connaissance du corps humain.
Deux ans plus tard, il monte à Paris où, durant trois années il exerce divers métiers alimentaires – ouvrier lithographes, dessinateur d’affiches, commis d’architecte, illustrateur occasionnel de presse – tout en fréquentant les musées, les galeries ainsi que l’École des Beaux-arts.

Élève du peintre et collectionneur Léon Bonnat, de Paul Saïn et d’Antoine Calbet , Lobel-Riche débute au Salon de 1902 avec le « Dispensaire ». Cette même année, il illustre son premier ouvrage, « La Main gauche » de Guy de Maupassant.
Atteint par l’épidémie du typhus, Lobel-Riche passe les six derniers mois de la Grande Guerre au Maroc auprès du Maréchal Lyautey et expose à la Galerie Excelsior à Casablanca ainsi qu’à la Galerie Devambez où l’État acquiert une aquarelle « À Salonique ». De son séjour marocain jusqu’au milieu de l’année 1919, Lobel-Riche rapporte des huiles, des pastels, des aquarelles, des dessins ainsi que nombre d’eaux-fortes originales qui serviront une dizaine d’années plus tard à illustrer « Un crépuscule d’Islam » d’André Chevrillon.
Au cours des années 20, Lobel-Riche est également sollicité par la publicité ainsi que par les éditeurs de cartes postales humoristiques.

L’illustrateur est consacré en cette année 1930 avec la publication en février d’une étude critique de Gabriel Boissy.

Paradoxalement, la décennie suivante est la moins prolifique mais riche en œuvres de qualité comme « Salomé » d’Oscar Wilde, « Un crépuscule d’Islam » d’André Chevrillon, ou l’album « Arabesques intimes ».

Lors de l’exode juin 1940, Lobel-Riche se réfugie en Corrèze dont la famille de son épouse est originaire. Lobel-Riche poursuit une activité artistique plus consacrée au dessin et à la peinture ayant pour thème des portraits de personnalités locales ou études de personnages rencontrés lors de ses sorties, des paysages ou des natures mortes.
Lobel-Riche a composé des dessins ou gravé pour des périodiques comme Je sais tout, et Le Rire ; pour les éditeurs : Albin-Michel, les Amis de la petite estampe moderne, Blanchetière, Brifaut, Calmann Levy, Carbonel, Cercle Grolier, Cres & Cie, Devambez, L’Edition, Javal et Bourdeaux, Lafitte, Lemercier, L’Hoir, Livre de Plantin, La Maison du livre, Michaud, du Moustié, Ollendorf, Pelletan, Per Lam, Romagnol, Rombaldi, Schleicher Frères, Sirey, Wapler.
Ses pièces ont orné les textes de : Paul Acker, Annunzio, Austruy, Bachelier, Balzac, Barbey d’Aurevilly, Baudelaire, Baudu, Beaume, Pierre Benoit, André Billy, Boissière, Carco, Château, Gaston Chérau, Chevrillon, Colette, Coppée, Coquiot, Fèvre, Flaubert, Frapié, John Grand-Carteret, Guillemot, Hermant, Loti, Pierre Louÿs, Robert Margerit, Mauclair, Maupassant, Mirbeau, Murger, Musset, Osmont, Edgar Poe, Randon dit Jehan Rictus, Reboux, Jules Renard, Prosper Ricard, Louis Rollin, Maurice Rollinat, Georges Sand, Sienkiewicz, Stendhal, Tharaud, Theuriet, Paul Valéry, Veber, Verhaeren, Verlaine, Oscar Wilde, Willette, Zola.

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