LE CALVAIRE

160,00

Octave MIRBEAU

HERMANN PAUL

MORNAY

Gravures sur bois de HERMANN PAUL

Editions Mornay, 1928
41ème livre de la collection "LES BEAUX LIVRES"

In-8° - 363 pages
Dimensions : 160 x 205
Exemplaire n°406 sur papier de Rives

Reliure demi-maroquin marron à coins signée TRINCKVEL
Dos à 4 nerfs
Tête dorée
Couverture illustrée et dos conservés

Le héros de ce roman-confession, Jean-François-Marie Mintié, raconte son enfance désenchantée et son adolescence solitaire, l’expérience amère de la guerre de 1870, dans les mobiles de l’armée de la Loire, puis le “calvaire” que lui a fait gravir sa maîtresse, Juliette Roux, femme galante à laquelle l’attache un amour dévastateur, face auquel la lucidité s’avère impuissante.

Comme dans ses romans parus sous pseudonyme, Mirbeau évoque la tragédie de l’amour, sentiment incontrôlable, irrationnel et destructeur, dont il a souffert terriblement pendant les trois années de sa liaison avec une femme de petite vertu, Judith Vimmer, et qu’il exorcise par l’écriture. Il la situe dans le cadre d’une histoire, récit à deux personnages principaux, dans la lignée de Manon Lescaut, de l’abbé Prévost. Et il lui donne une portée sociale et une dimension historique : le veule Jean Mintié incarne une génération émasculée par la défaite.

René Georges Hermann-Paul, dit Hermann-Paul, né à Paris le 27 décembre 1864, et mort aux Saintes-Maries-de-la-Mer le 23 juin 1940, est un peintre et un illustrateur français.

Il fait son apprentissage à l’école des arts décoratifs de Paris et à l’Académie Julian. Ses professeurs sont Henry Lerolle et Gustave Colin.

Il sympathise avec les thèses révolutionnaires et anarchistes et offre des illustrations à l’Album du Père Peinard d’Émile Pouget pour 1898 et aux périodiques libertaires, La Feuille de Zo d’Axa (1898), Les Temps nouveaux (1904-1914), l’Almanach de la Question sociale (1902), La Guerre sociale (à partir de 1906). Il mène campagne contre les antisémites pendant l’affaire Dreyfus, notamment en fournissant des dessins au Sifflet.

Il fut un collaborateur assidu du Sourire (1899-1914), de L’Assiette au beurre (1901-1912) et du Courrier français illustré.

Après avoir hésité entre différents lieux de séjour, il décide de passer la fin de sa vie loin de Paris et s’installe aux Saintes-Maries-de-la-Mer, où il acquiert une maison au 6 de la rue Victor-Hugo. Son ascendance provençale explique sans doute son attirance pour la Camargue où il compte Joseph d’Arbaud et Folco de Baroncelli-Javon au nombre de ses amis. Il devient l’un des meilleurs peintres et illustrateurs de cette région.

Commentaires

Soyez le premier à laisser votre avis sur “LE CALVAIRE”

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *