MARIE GALANTE

110,00

Jacques DEVAL

Charles-Auguste EDELMANN

MORNAY

Illustrations de Charles-Auguste EDELMANN

Éditions Mornay, 1935
70ème titre de la collection “Les Beaux Livres”

Exemplaire n°545 sur Rives

In-8° – 260 pages
Dimensions : 160 x 200

Belle reliure demi-maroquin rouge à coins signée Lucie WEIL
Dos lisse orné
Tête dorée
Couverture et dos conservés
Intérieur impeccable

Destinée de l’héroïne Marie la prostituée, « embarquée » de son port d’attache de Bordeaux vers une dérive sans retour à Panama et qui, dans l’abjection de sa situation carcérale, ne vit qu’à travers l’espoir d’un retour vers une France idéalisée.

Charles-Auguste Edelmann naît en 1879 à Soultz-Sous-Forêts dans le Bas-Rhin. Son éducation, apprend-on, fut rigide. Peut-être fit-elle naître cette attirance pour la création artistique ? Charles-Auguste débute sa carrière auprès de Diogène Maillart (1840 – 1926), puis auprès du grand Jean-Léon Gérôme et de Ferdinand Humbert. Fort de ce solide apprentissage, il expose néanmoins assez tardivement au Salon à compter de 1909. Bien que devenu parisien, l’artiste ne délaisse pas sa région où il expose régulièrement. Il devient sociétaire des artistes français en 1912 mais la guerre le rattrape avec la mobilisation générale d’août 1914. Après quatre années de guerre, devenu lieutenant, il sera fait Chevalier de la Légion d‘honneur pour faits d’armes.

De retour à la vie civile, il devient le portraitiste de la femme urbaine et moderne. Ses croquis de nus comme ses natures mortes sont d’une grande maîtrise. L’Art et les Artistes écrit en 1932 : « Modelés, gracieux, dessinés avec aisance dans la lumière et les reflets, sont les nus de Ch.-A. Edelmann, ses natures mortes sont fermes dans un coloris fin et atténué ; la pâte, délicate, est belle. » Les acquisitions de l’État dans les années 20 seront régulières et viendront orner des lieux prestigieux : Palais de l’Élysée, Chambre des députés et ambassades. Les paysages de l’artiste plus tardifs et rares, feront dire à l’écrivain Francis de Miomandre dans un long article dédié au peintre : « Lui ferais-je un reproche ? Il est doué merveilleusement pour le paysage et il n’en a presque pas fait. Les quelques rares études que j’ai vues de lui (site de Bretagne, de Normandie, de Provence) sont d’une largeur, d’une puissance, et d’une simplicité peu communes. ». L’artiste aura été l’illustrateur de nombreux ouvrages de grands écrivains. Il s’éteint en novembre 1950 à Paris.

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